Avec Tina, elles dansent pour réaliser leur rêve

C’est dans la petite rue Tardif que Tina Picken transmet l’art de la danse. En toute discrétion, l’école fait naître des étoiles. En septembre, deux jeunes filles rejoindront Londres.

 

 

danse-03Rencontre

« Ce n’est pas un job, mais un mode de vie, une passion. » La danseuse professionnelle, diplômée du Royal Ballet, Tina Picken, a quitté Londres pour Granville, en 1988. « J’avais envie de recommencer une vie plus simple », sourit-elle. Laissant derrière elle une carrière complète, faite d’expériences scéniques et de coaching, notamment auprès de pop stars comme George Michael. Un des seuls noms qu’elle peut aujourd’hui dévoiler. Une discrétion à la hauteur de sa sincérité.

« La danse, c’est un art qui se transmet et se partage », insiste-t-elle. Elle a d’abord donné des cours à La Haye-Pesnel, puis à Avranches, Sourdeval et Granville, tout en faisant « des interventions d’expression corporelle dans des écoles. »

Depuis six ans, l’école granvillaise est installée dans la rue Tardif. À l’abri des regards, elle forme une soixantaine d’élèves, à partir de 4 ans. Danse classique, moderne, jazz, flamenco, claquette, comédie musicale… « Je prépare aussi ceux qui le souhaitent pour une vie professionnelle. »

Une formation intense, d’environ douze heures par semaine, qui regroupe pratique et théorie, en suivant un programme international. Et qui fait ses preuves.

Des vocations

Tina Picken a tout appris à deux de ses enfants. Son garçon, Tomos, est aujourd’hui danseur professionnel (Ouest-France du jeudi 4 mai). Amy, 22 ans, est en passe de le devenir. « L’année dernière, j’ai obtenu un diplôme de la Royal academy of danse, une organisation internationale qui reconnaît les passages de niveau. »

Depuis trois ans, elle suit la formation préporfessionnelle, avec deux autres jeunes filles, de 16 et 17 ans, en parallèle de son BTS de design graphique,  » que je fais par correspondance« . Andréa Moutafils, elle, est en terminale à l’institution Sévigné.  » J’ai commencé la danse à trois ans et demi, en région parisienne, raconte-t-elle. J’ai continué ici, dés 200è, quand je suis arrivée à Granville. Tina Pecken m’a donné envie d’en faire toute ma vie. »

Une première récompense

Cet hiver, les deux danseuses ont passé le concours d’entrée d’une prestigieuse école de danse, à Londres, le London studio centre. Elles se sont préparées sans relâche pour présenter une audition en danse classique, moderne et chant, et répondre aux questions du directeur de l’établissement.

Andréa est même allée passer son IELTS (Système d’évaluation en langue anglaise internationale, en français), à Paris, pour prouver qu’elle était « capable de suivre des cours en anglais ».

Pourquoi Londres ? « Avec New York, ce sont les meilleures écoles » pour tenter de faire une carrière internationale. Le rêve d’Andréa. Toutes deux ont été acceptées. Andréa, pour trois ans, Amy, pour un an. « C’est une nouvelle vie qui va commencer, glisse cette dernière. Les choses avancent dans le bon sens. C’est la valorisation de tout notre travail, et surtout le meilleur compliment pour notre professeur. Elle est sévère, droite et généreuse. » Un savoir-faire que la fille de Tina Picken compte faire perdurer, en reprenant, un jour, la direction de l’école.

 

Pratique

Coordonnées :

École de danse Tina Picken, 14, rue Tardif  50400 Granville

Contact : 06 62 07 16 78

Site internet : http://www.dansepickentina.com/

Retrouvez l’article de presse en cliquant ici

Pin It