Témoignage de Maryse JORE

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Installée 2, rue du Général Patton à Granville, la pâtisserie – salon de thé « Dame Gourmande » de Maryse JORE a ouvert au public en septembre dernier. Maryse a préparé le CAP Pâtissier à l’IFORM en tant que stagiaire de la formation continue. L’obtention du CAP étant indispensable au lancement de l’entreprise.

  • Quel était votre parcours professionnel avant de vous engager dans une formation adulte ?

J’ai eu 3 types d’activités. Tout d’abord, pendant 10 ans, j’ai tenu un magasin de vente d’articles de musique. Ensuite, j’ai eu un restaurant à Granville pendant 5 ans. Après ces 2 expériences à mon compte, je suis allée travailler dans l’entreprise de mon mari (vente et maintenance de matériel de cuisines professionnelles à Bréhal), pendant 15 ans, où je m’occupais de la gestion et de la comptabilité : J’étais épouse collaboratrice titulaire de l’ADEA.

  • Qu’est-ce qui vous a motivé à changer de profession ?

Principalement l’attrait du commerce, le contact humain et relationnel, mais aussi et surtout une passion de longue date pour la pâtisserie. Cette passion est née à l’époque où je tenais mon restaurant et n’a cessé de grandir.

  • Comment avez-vous connu les formations adultes ?

C’est entre 2000 et 2011 et que le projet d’ouvrir un salon de thé – pâtisserie à Granville m’est venu. Pour concrétiser ce projet il me fallait impérativement obtenir le diplôme sans quoi les banques et les différents organismes n’allaient pas suivre. Les premiers renseignements, notamment sur internet, faisaient état de formations « délocalisées » sur Paris ou dans d’autres régions de France… Trop loin. C’est en me renseignant auprès de mes amis pâtissiers que l’on me conseilla de contacter l’IFORM et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Manche à Coutances. Un agent de la CMA50 m’a mis en relation avec Christian LEROUVILLOIS qui me proposa la formation adéquate au sein de l’établissement : c’est ainsi que, de septembre 2013 à juin 2014, j’ai suivi la formation adulte en pâtisserie et obtenu le CAP Pâtissier nécessaire à la réalisation de mon projet.

  • Comment vivez-vous votre nouvelle expérience à votre compte ?

J’ai ouvert en septembre 2015, c’est très récent, mais cela commence plutôt bien. J’ai recruté un jeune diplômé ainsi qu’une serveuse pour répondre à la demande de la clientèle : les granvillais, les touristes mais aussi les professionnels ; je bénéficie du dynamisme de Granville. Nous ouvrons du mercredi au dimanche de 10h à 19h non-stop et le lundi de 15h à 19h pour le salon de thé. Nous proposons, tous les dimanches et jours fériés, de 11h à 16h, le « brunch » : tradition anglaise où l’on mélange le sucré et le salé ; c’est copieux et idéal avant une promenade ! Nos produits sont conçus sur place dans la tradition artisanale : mon salon de thé – pâtisserie est la concrétisation d’une passion et me permet de rebondir dans ma vie professionnelle. Sans lui, je n’aurais peut-être pas retrouvé de travail.

  • Comment envisagez-vous la suite ?

Mon objectif principal est de pérenniser mon entreprise. Cela passe, évidemment, par la fabrication de nos produits, la vente et l’accueil de la clientèle mais pas seulement… l’aspect administratif n’est pas négligeable : suivre et appliquer les mises aux normes qui évoluent sans cesse, assurer la gestion quotidienne, effectuer la comptabilité (…). Je m’aperçois que, depuis l’époque où je tenais mon restaurant, le part du temps consacrée aux tâches administratives et aux normes s’est considérablement accrue.

  • Quels conseils pouvez-vous donner à quelqu’un qui souhaite suivre une formation pour se reconvertir ?

Pour moi, le premier point important est de prendre le temps de la réflexion : prendre le temps de se renseigner sur l’activité recherchée, prendre le temps de faire mûrir son projet, prendre le temps de choisir et de suivre la formation appropriée… Opter pour une formation adulte en vue de reconversion ne doit pas se faire sur un cout de tête et dans la précipitation. L’autre point important est de tenir compte des réalités. S’engager dans cette voie puisqu’on est passionné est essentiel mais il faut impérativement prendre en compte tous les  » à côté  » comptables et administratifs : quand on est à son compte il faut être à la fois bon dans l’exercice de son métier et bon dans sa gestion d’entreprise ! En ayant conscience de toute cela, on évite les mauvaise surprises, les mauvais choix et on tire une plus grande satisfaction de sa reconversion et de l’entreprenariat : être à son compte, ce n’est pas simplement exercer un métier, c’est un mode de vie.

Métiers et Passions - Maryse Jore - Décembre 2015

Dame Gourmande, Gâteaux et douceurs – Maryse JORE – 2, rue Général Patton 50400 GRANVILLE

Contact : 02 33 48 93 99 – Facebook

Métiers et Passions – Décembre 2015

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