Le benchmarking est une démarche marketing consistant à observer et analyser les pratiques utilisées par la concurrence ou par des secteurs d’activité ayant des modes de fonctionnement proches, à des fins de réutilisation par votre entreprise. Le benchmarking est en quelque sorte une « pêche aux meilleures pratiques ».

Les intérêts du Benchmarking pour votre entreprise

–          améliorer la satisfaction de vos clients et ainsi répondre aux exigences réelles de votre marché

–          améliorer vos performances en se fixant des objectifs efficaces et crédibles

–          devenir ou rester compétitif : comprendre vos concurrents et les raisons de ses performances

–          découvrir les meilleures méthodes et pratiques qui ont fait leurs preuves ailleurs

–         d’identifier vos points forts et vos points d’effort afin de les transformer en opportunités

–          faciliter la conduite du changement au sein de votre entreprise.

Il existe 4 types de benchmarking :

1. Le benchmarking interne : Il s’agit de comparer vos opérations à d’autres opérations similaires à l’intérieur de votre propre organisation. L’avantage est caractérisé par une plus grande facilité à partager des informations confidentielles à l’intérieur d’une même organisation. En revanche, ce type de benchmarking ne débouche en général pas sur des pratiques très innovantes puisqu’elles se placent dans un contexte de culture d’entreprise avec des projets et des objectifs communs. Le benchmarking interne aura pour résultat une amélioration d’environ 10% des performances.

2. Le benchmarking concurrentiel : Il s’agit de se comparer au meilleur de vos concurrents sur le marché, porteurs de réelles sources d’améliorations intéressantes. L’avantage de choisir ce type de benchmarking réside dans la facilité de partir d’éléments de mesure facilement comparables. Par contre, pour ce type de benchmarking, il est plus difficile d’obtenir des informations car il trouve ses limites dans la confidentialité. Le benchmarking concurrentiel aura normalement pour résultat une amélioration d’environ 20% des performances.

3. Le benchmarking fonctionnel : Il consiste à comparer des fonctions similaires, dans des entreprises non concurrentes, à l’intérieur d’un même secteur d’activité. Du fait qu’il n’y a pas de concurrence directe, il devient alors facile d’obtenir et d’échanger des informations et cela permet de déboucher sur des techniques novatrices. Cependant, il est limité à des processus universels et comparables. L’application de ce benchmarking conduira à une amélioration des performances pouvant atteindre 35% ou plus.

4. Le benchmarking générique : Il s’agit de comparer vos pratiques, vos méthodes de travail, avec celles de l’organisation d’un secteur totalement différent. Les avantages sont multiples : partenariat sans contrainte de confidentialité, source d’idées innovantes, relations pérennes car basées sur un besoin réciproque et permanent d’informations. Les quelques difficultés qui subsistent sont liées à une plus grande difficulté à adapter des pratiques qui viennent d’un secteur différent. L’amélioration des performances pourra là aussi atteindre 35% ou plus.

La méthodologie du Benchmarking en 4 phases :

En conclusion, le benchmarking, parce qu’il est source de progrès, fait désormais partie intégrante de toute démarche de management par la qualité totale. Il est aujourd’hui devenu un outil de management complet qui permet de dire à quel moment une entreprise est devenue la meilleure et comment elle y est parvenue. Une parfaite compréhension de la part de tous, « qu’être le meilleur » est un « objectif mouvant » et que le benchmarking est une démarche continue.

Le conseil d’un co-pilote : « Il est nécessaire de bien se connaître pour pouvoir se comparer ».

Source : http://www.idecq.fr

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